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Les autres forts
Les autres forts

L’armée stationne toujours dans les vestiges des principales fortifications de la période coloniale.

Le Fort DESAIX
Fort Bourbon en 1793, Fort la Convention en 1793, Fort George sous les occupations anglaises (1794-1802, 1809-1814) puis Fort Desaix à partir de 1802, ce nom ayant été donné par Bonaparte en hommage au Général Desaix (1768-1800), administrateur en Egypte et tué lors de la bataille de Marengo.

Construit de 1763 à 1780 sur le Morne Garnier qui domine Fort de France. Sa construction a été décidée car en 1762 les Anglais avaient occupé la Martinique et assiégeaient le Fort Saint-Louis depuis une position installée sur le Morne Garnier. Modèle de construction à la Vauban avec sa "redoute", qui a donné le nom à ce quartier de Fort de France.

De 1940 à 1943, il abrita sous l’administration de l’amiral Robert, Gouvernement de Vichy, une partie de l’or de la Banque de France transporté par le croiseur Emile Bertin. Il est, aujourd’hui, le siège de l’Etat-major des forces terrestres aux Antilles et le casernement principal du 33ème RIMA.

Le Fort TARTENSON
Du nom d’une famille originaire des Basses Alpes et installée en Martinique dès le XVIIème siècle. Sur cette position convoitée par les Anglais pour sa situation dominante sur les fortifications du Fort Saint-Louis, un petit fortin n’y pourtant fut construit qu’entre 1857 et 1873. D’ailleurs, lors qu’il accueille le Roi Dahomey Béhanzin en exil de 1894 à 1898, il n’est constitué que des quelques baraquements.

Enfin armé de 1898 à 1939, sa batterie intimidera les marins de l’Amiral Robert stationnés au Fort Saint-Louis et précipitera le passage de la Martinique vers la dissidence gaulliste. Il est occupé désormais par les troupes du 33ème RIMA et ses sous-sols abritent un centre de transmission des Affaires Etrangères.

Le Fort GERBAULT
Nom donné au quartier de Fort de France qui domine la capitale par la route de la Folie, en souvenir du lieutenant-colonel Gerbault, commandant de la Martinique et mort à saint-Pierre, le 8 mai 1902, lors de l’éruption de la Montagne Pelée.