Le Carbet, est le lieu où débarqua Christophe Colomb le 15 Juin 1502.C’est une jolie petite commune de pêcheurs avec ses cases traditionnelles dont la longue plage de sable cendré "des raisiniers" a fortement influencé Paul Gauguin lors de son séjour en Martinique en 1887.
Le Carbet a été un lieu d’implantation précolombienne.
Le premier se trouverait sur le versant qui s’élève de la rive droite de la rivière du Carbet vers la Croix. Un deuxième gisement existerait sous l’emplacement de l’hôtel Marouba Club. Mais après enquête, ce ne serait qu’un "campement" et on y a retrouvé que des objets de la deuxième période Arawaks. Le nom de la commune évoque donc la grande case centrale ou carbet des villages caraïbes.
C’est sur la grande plage du Carbet que le 15 juin 1502,
lors de son quatrième voyage, Christophe Colomb débarque à la Martinique.
Le quartier du Carbet sera créé dans la première moitié du XVIIème siècle et sera appelé quartier Monsieur en souvenir du passage de Monsieur Du Parquet, premier gouverneur de l’île, qui s’y était installé après avoir quitté Fort de France, trop malsain à l’époque.
Si les colons furent amenés à se révolter contre le roi dans les premiers temps de la colonisation, ils eurent aussi à se défendre contre l’un des grands ennemis de la France pour la possession de l’île, les Anglais.
En 1667,
des débarquements anglais furent tentés dans la région de Saint-Pierre. Le 2 juillet de cette même année, de Loubières avec un corps de 300 hommes prit position sur une éminence située entre la Rade et le Carbet. Une effroyable bataille, qui dura plusieurs heures, s’ensuivit. La falaise de l’anse Turin, criblée de trous faits par les boulets de canons, témoignent, aujourd’hui encore, de la violence des combats.
Le quartier du Carbet sera érigé en commune vers 1839 et en 1867.
La commune est autorisée à acquérir pour le prix de quinze mille francs, un immeuble et ses dépendances, pour y installer la mairie. La commune connaît alors un développement économique autour de la canne à sucre.
L’Habitation de l’anse Latouche fondée avant 1643, probablement la plus ancienne de la Martinique, témoigne de la richesse de la commune.
Aujourd’hui, on peut visite ce site, tout à fait remarquable, où J-Ph ; Thoze, auteur par ailleurs du fabuleux Jardin de Balata, a réalisé un magnifique jardin dans les ruines de cette ancienne habitation.
Le début du XXème siècle est marque par la tragédie de l’éruption de la Montagne Pelée qui atteindra le Carbet jusqu’au quartier Four et même la fabrique d’allumettes Yang Ting, située aux environs de l’actuelle gendarmerie, brûlera.
1949 est l’année de la "sécession" du Hameau du Morne-Vert, érigé en commune. Le Carbet se trouve alors amputé d’un zone vivrière et d’un joli quartier.
Enfin, le Carbet a accueilli le plus "fameux" touriste de la Martinique.
C’est, en effet, à l’Anse Turin que pendant cinq mois au cours de l’année 1887, le maître Paul Gauguin et son ami Charles Laval vont séjourner.
Il y découvrira ses premieres émotions insulaires épanouies par la suite dans le Pacifique.
Le Musée Paul Gauguin, à l’anse Turin, non loin de la case qu’avait loué le grand peintre, rappelle son séjour et présente quelques reproductions de certaines toiles peintes sur cette plage.
Le Parc Aquatique, AQUALAND, vous propose une multitudes d’activités.Couvrant une superficie de 4 hectares, le parc offre au sein d’une végétation luxuriante et au bord de la rivière du Carbet, toute la palette des attractions de glisse, des toboggans les plus "Hot" aux descentes familiales plus conviviales.
"Le Tombeau de la Dame Espagnole". Cette tombe du cimetière du Carbet est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques. Selon la lègende, il s’agirait de la tombe d’une femme morte sur un navire espagnol, à l’époque coloniale, et en route vers le Pérou. Nul ne connait avec exactitude la date de ce tombeau car l’inscription faite à la base du monument est, de nos jours, illisible.
L’Habitation Dariste. Les ruines de cette Habitation datant du XVIIème siècle, transformées en théatre de verdure, font l’objet d’une procédure de classement.
A visiter aussi : la distillerie Neisson, la Galerie d’Histoire et de la Mer et le jardin de Papillons.
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Grande Anse
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